{"id":899,"date":"2011-04-10T11:19:43","date_gmt":"2011-04-10T10:19:43","guid":{"rendered":"http:\/\/rt.boullier.fr\/?p=899"},"modified":"2011-04-10T11:19:43","modified_gmt":"2011-04-10T10:19:43","slug":"art899","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/2011\/04\/10\/art899\/","title":{"rendered":"Une victoire du droit et de la raison"},"content":{"rendered":"<div><em>&nbsp;Cette d&eacute;cision nous a tous r&eacute;jouis car elle est une &eacute;tape importante dans un combat men&eacute; depuis plus d&rsquo;un an pour&nbsp; que l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des &nbsp; droits entre tous les citoyens soit respect&eacute;e. <br \/>\n<\/em><\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div><em>On trouveras ci dessous le r&eacute;sum&eacute; d&rsquo;une situation de discrimination manifeste.&nbsp; La d&eacute;cision de la Cour d&rsquo;appel&nbsp; nous permet d&rsquo;interpeller les pouvoirs publics pour que ces familles trouvent enfin des conditions d&rsquo;habitat&nbsp; dignes.<\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<h3 style=\"text-align: center;\">Terrain Eynaud &#8211; Mazargues<\/h3>\n<div style=\"text-align: center;\">Avenue de Lattre de Tassigny<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">13009 Marseille<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: center;\">&nbsp;<a href=\"..\/..\/..\/..\/IMG\/jpg_confrenece_de_presse_ma_Eynaud_.jpg\" type=\"image\/jpeg\"><img decoding=\"async\" src=\"..\/..\/..\/..\/local\/cache-vignettes\/L110xH83\/jpg_confrenece_de_presse_ma_Eynaud_-8671e.jpg?date=1302425953\" style=\"height: 83px; width: 110px;\" class=\"miniature_document\" alt=\" \" \/><\/a><\/div>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">I Les faits<\/h4>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Le 14 f&eacute;vrier 2010, nous avons &eacute;t&eacute; alert&eacute; par des personnes r&eacute;sidant sur un terrain situ&eacute; avenue de Lattre de Tassigny 13009, appartenant &agrave; la ville de Marseille et g&eacute;r&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; ADOMA (ex Sonacotra). Ces personnes venaient de recevoir par voie d&rsquo;huissier une convocation au Tribunal d&rsquo;Instance pour le 25 mars 2010 &agrave; 14h. S&rsquo;appuyant en particulier sur le non-respect de r&egrave;gles de s&eacute;curit&eacute; d&rsquo;apr&egrave;s une note de la direction g&eacute;n&eacute;rale des services incendie de la ville de Marseille en date du 20 novembre 2006, le requ&eacute;rant demande au juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s d&rsquo;ordonner l&rsquo;expulsion imm&eacute;diate des personnes. Nous avons conseill&eacute; &agrave; ces familles le choix d&rsquo;un avocat et nous avons, avec elles, constitu&eacute; des dossiers leur permettant de faire valoir leurs droits. A la suite de nombreux reports &agrave; la demande d&rsquo;ADOMA, un juge s&rsquo;est finalement prononc&eacute; le 25 novembre 2010, ordonnant l&rsquo;expulsion imm&eacute;diate et la destruction de toutes les installations sous astreinte de 30&euro; par jour de retard.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Devant une telle d&eacute;cision contraire &agrave; toute la l&eacute;gislation et la r&eacute;glementation concernant cette population dite &agrave; tort &laquo; gens du voyage &raquo;, la cour d&rsquo;appel d&rsquo;Aix-en-Provence a &eacute;t&eacute; saisie et une d&eacute;cision est attendue le 7 avril prochain. En application de l&rsquo;ordonnance du 25 novembre 2010, la proc&eacute;dure d&lsquo;expulsion a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e &agrave; la demande de la Soci&eacute;t&eacute; ADOMA qui a sollicit&eacute; le recours de la force publique de la part de la pr&eacute;fecture des Bouches-du-Rh&ocirc;ne afin de faire &eacute;vacuer les familles. Elles sont convoqu&eacute;es par la police dans les premiers jours de mai.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">II L&rsquo;histoire<\/h4>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Une telle proc&eacute;dure a soulev&eacute; une tr&egrave;s grande &eacute;motion parmi l&rsquo;ensemble des occupants de ces terrains dont certains sont pr&eacute;sents sur le site depuis 1960 : &laquo; des familles d&rsquo;origine catalane s&eacute;dentaris&eacute;es depuis plus de 20 ans sur l&rsquo;agglom&eacute;ration marseillaise se sont fix&eacute;es sur le camping d&rsquo;Eynaud suite &agrave; diff&eacute;rents &eacute;v&eacute;nements et la fermeture de deux campings municipaux o&ugrave; elles stationnaient &raquo; (extrait du Sch&eacute;ma d&eacute;partemental des gens du voyage. Arr&ecirc;t&eacute; le 27 septembre 1995 par le Pr&eacute;fet des Bouches-du-Rh&ocirc;ne. Voir annexe 1)<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Pr&eacute;cisons que, &agrave; l&rsquo;origine, ce terrain proviendrait d&rsquo;une donation &agrave; la Ville de Marseille avec comme condition d&rsquo;y accueillir des gens du Voyage (une telle information n&rsquo;a pu &ecirc;tre v&eacute;rifi&eacute;e en particulier sur sa dur&eacute;e, cette donation remontant &agrave; pr&egrave;s de cent ans). La ville de Marseille a alors confi&eacute; en 1988 la gestion de ce site &agrave; l&rsquo;Association l&rsquo;AREAT. Celle-ci s&rsquo;est vue retirer cette gestion en 2006 pour des raisons pr&eacute;cises qu&rsquo;ils convient de recueillir aupr&egrave;s de la ville de Marseille. La gestion de ce site a alors &eacute;t&eacute; confi&eacute;e &agrave; la soci&eacute;t&eacute; SONACOTRA, aujourd&rsquo;hui ADOMA. Cette soci&eacute;t&eacute; a, d&eacute;s sa prise de fonction, &eacute;mis de nombreuses r&eacute;serves sur les conditions mat&eacute;rielles d&rsquo;installation et en particulier sur la sur- occupation engendrant des risques r&eacute;els.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Divers projets d&rsquo;am&eacute;nagement ont &eacute;t&eacute; propos&eacute;s et en particulier l&rsquo;agrandissement du site  afin de permettre des emplacements pour les enfants n&eacute;s et ayant grandis sur ce terrain. Malgr&eacute; de nombreuses r&eacute;unions, notamment &agrave; l&rsquo;initiative de la pr&eacute;fecture des Bouches-du-Rh&ocirc;ne, aucune solution n&rsquo;a, &agrave; ce jour, &eacute;t&eacute; r&eacute;ellement mise en &oelig;uvre afin d&rsquo;assurer &agrave; ces familles des conditions de vie correctes en &eacute;vitant les risques li&eacute;s au surpeuplement. A ce titre, plusieurs actions de MOUS (Ma&icirc;trise d&rsquo;&oelig;uvre urbaine et sociale) ont &eacute;t&eacute; initi&eacute;es et financ&eacute;es par l&rsquo;&Eacute;tat.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">En 2002, dans la perspective de la mise en application de la loi du 5 juillet 2000 dite loi BESSON, relative &agrave; l&rsquo;accueil et &agrave; l&rsquo;habitat des gens du voyage, un sch&eacute;ma d&eacute;partemental r&eacute;dig&eacute; par l&rsquo;AREAT pr&eacute;voyait la r&eacute;alisation de deux aires d&rsquo;accueil dans la ville de Marseille. Dans un premier temps, la mairie de Marseille a pr&eacute;tendu &ecirc;tre en r&egrave;gle gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;aire de St Menet et au terrain d&rsquo;Eynaud. Apr&egrave;s avis n&eacute;gatif de la commission d&eacute;partementale, le pr&eacute;fet faisait conna&icirc;tre au Maire de Marseille que l&rsquo;aire d&rsquo;Eynaud ne pouvait r&eacute;pondre aux crit&egrave;res de terrain d&rsquo;accueil d&eacute;finis par la loi, ce terrain &eacute;tant exclusivement occup&eacute; par des familles s&eacute;dentaris&eacute;es. Par courrier en date du 11 f&eacute;vrier 2003, Le Maire de Marseille reconnaissait : &laquo; L&rsquo;aire d&rsquo;Eynaud cr&eacute;&eacute;e en 1993 accueille 35 caravanes soit une population tsigane de 119 personnes &hellip;. Concernant l&rsquo;aire d&rsquo;Eynaud, j&rsquo;ai bien not&eacute; qu&rsquo;abritant &agrave; pr&eacute;sent une population tsigane majoritairement s&eacute;dentaris&eacute;e, elle ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une aire d&rsquo;accueil &raquo;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Pour r&eacute;pondre aux exigences de la loi d&eacute;finies par le sch&eacute;ma d&eacute;partemental, la ville de Marseille doit donc disposer sur son territoire de deux aires d&rsquo;accueil. A ce jour, seule l&rsquo;aire de St MENET remise en &eacute;tat est ouverte. (On rappellera pour m&eacute;moire que ce terrain a fait l&rsquo;objet de nombreuses discussions avant que le pr&eacute;fet autorise et finance sa r&eacute;habilitation. Situ&eacute; entre l&rsquo;autoroute et la voie ferr&eacute;e, il est dans un site class&eacute; SEVESO et d&rsquo;une accessibilit&eacute; tr&egrave;s pr&eacute;caire). Comme la plupart des autres communes des Bouches-du-Rh&ocirc;ne, la ville de Marseille se trouve donc dans l&rsquo;ill&eacute;galit&eacute;.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Il ressort de ce premier constat que le &laquo; terrain d&rsquo;Eynaud &raquo; ne peut donc &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme une aire de passage et relever des r&egrave;gles de fonctionnement applicable &agrave; ce type d&rsquo;&eacute;quipement collectif. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que reconna&icirc;t explicitement le r&eacute;dacteur du rapport concernant la r&eacute;vision du sch&eacute;ma d&eacute;partemental des Bouches-du-Rh&ocirc;ne pr&eacute;sent&eacute; en septembre 2009 au Conseil G&eacute;n&eacute;ral des Bouches-du-Rh&ocirc;ne et au Pr&eacute;fet et qui est le pr&eacute;alable &agrave; la r&eacute;vision du sch&eacute;ma d&rsquo;accueil des gens du voyage.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Mazargues &agrave; Marseille : implant&eacute; sur le quartier du m&ecirc;me nom &agrave; Marseille, c&rsquo;est s&ucirc;rement le site le plus ambigu d&rsquo;habitat r&eacute;sidentiel tsigane du d&eacute;partement. G&eacute;r&eacute; par ADOMA, c&rsquo;est un site d&rsquo;auto-construction mis &agrave; disposition par la ville pour des familles locales le &laquo; temps d&rsquo;un chantier &raquo;. Dans la r&eacute;alit&eacute;, les familles sont rest&eacute;es sur ce site &agrave; partir duquel elles ont construit une vie sociale bien ins&eacute;r&eacute;e dans ce quartier.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">De recherche de confort en d&eacute;cohabitations sur site, les familles ont petit &agrave; petit construit des abris, parfois de bonne qualit&eacute;, raccord&eacute;s &agrave; l&rsquo;eau et l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; avec des abonnements individuels. Tout cela sans droit ni titre pour le faire et sans disposer des raccordements sanitaires. Ces am&eacute;nagements sont pour cela d&eacute;pendant de l&rsquo;ancienne maison du gardien dans laquelle se trouvent 3 WC et 3 douches pour environ 170 personnes !<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Ces am&eacute;nagements ont permis une forme de banalisation apparente de la vie sur ce secteur mais dans des conditions de s&eacute;curit&eacute; elles aussi tr&egrave;s al&eacute;atoires puisque les constructions ont absorb&eacute; pr&egrave;s d&rsquo;un tiers de la voirie d&eacute;j&agrave; &eacute;troite. En cons&eacute;quence les acc&egrave;s pompiers en fond de voies sont impossibles.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Toutes les familles pr&eacute;sentes travaillent, essentiellement en tant que commer&ccedil;ants forains s&eacute;dentaires sur les march&eacute;s de la Plaine et du Prado, de ce m&ecirc;me c&ocirc;t&eacute; de la ville. Toutes d&rsquo;origine gitane, avec quelques mariages mixtes gitans-gadj&eacute; ou gitans-manouches, elles ont des liens familiaux avec Perpignan ou elles se rendent une ou deux fois par an.  (Extrait page 19 du rapport sur la r&eacute;vision du sch&eacute;ma d&eacute;partemental d&rsquo;accueil des gens du voyage  juillet 2009 des Bouches-du-Rh&ocirc;ne.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">III Le constat<\/h4>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;expulsion de ces familles soul&egrave;ve de nombreuses questions juridiques et sociales qui m&eacute;ritent pour le moins des &eacute;claircissements :<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Le statut du terrain Eynaud :<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Il ne s&rsquo;agit ni d&rsquo;un terrain d&rsquo;accueil de gens du voyage, ni d&rsquo;un camping au sens strict r&eacute;serv&eacute; &agrave; des touristes de passage, ni d&rsquo;un lotissement. Il s&rsquo;agirait plut&ocirc;t d&rsquo;espaces destin&eacute;s &agrave; l&rsquo;habitation. On pourrait d&eacute;signer ce lieu comme un &laquo; h&ocirc;tel meubl&eacute; de plein air &raquo;. Nous ne disposons pas des contrats dits d&rsquo;occupation qui d&rsquo;apr&egrave;s les assignations &laquo; ne seraient pas des contrats habituels de location et ni des contrats de r&eacute;sidence. &raquo; (termes du r&eacute;f&eacute;r&eacute;)<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">De quoi s&rsquo;agit-il alors ?<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">On peut se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; une circulaire minist&eacute;rielle du Minist&egrave;re de l&rsquo;&eacute;quipement et du logement (N&deg;2003-76-UHC\/IUH1\/26) du 17 d&eacute;cembre 2003 relative aux terrains familiaux permettant l&rsquo;installation des caravanes constituant l&rsquo;habitat permanent de leurs utilisateurs. Plusieurs circulaires minist&eacute;rielles en 2006 , 2008 et 2010 ont rappel&eacute; aux pr&eacute;fets la n&eacute;cessit&eacute; de prendre en compte la s&eacute;dentarisation dans la r&eacute;vision des sch&eacute;mas d&eacute;partementaux. Le nouveau sch&eacute;ma propos&eacute; pour les Bouches-du-Rh&ocirc;ne ne prend pas en compte ce besoin manifeste.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">On constate &eacute;galement sur place, qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;origine, le terrain concern&eacute; &eacute;tait plus vaste et qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; amput&eacute; d 4000 m2 environ pour y r&eacute;aliser un terrain de boule apparemment tr&egrave;s peu fr&eacute;quent&eacute;. Si l&rsquo;on ajoute que le terrain limitrophe est occup&eacute; par une maison ancienne et en mauvais &eacute;tat apparent, on peut sans difficult&eacute; concevoir l&rsquo;importance de la valeur v&eacute;nale d&rsquo;une telle situation dans un quartier tr&egrave;s recherch&eacute; de Marseille. Il conviendra de v&eacute;rifier le statut actuel et futur de ces terrains au vue du POS ou du PLU en cours d&rsquo;&eacute;tude<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><strong>Le statut des r&eacute;sidents et leurs droits de citoyens<\/strong><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Les locataires sont des citoyens fran&ccedil;ais r&eacute;sidents &agrave; Marseille et la plupart d&rsquo;entre eux ont une carte d&rsquo;&eacute;lecteur &agrave; Marseille. Ils sont tr&egrave;s majoritairement commer&ccedil;ants forains et ils sont pr&eacute;sents sur tous les march&eacute;s de la r&eacute;gion mais en priorit&eacute; &agrave; Mazargues et sur le Prado.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Il convient aussi de v&eacute;rifier si les 2 gestionnaires successifs ont bien souscrit &agrave; leurs devoirs de repr&eacute;sentants du propri&eacute;taire et effectu&eacute; les travaux n&eacute;cessaires pour une bonne habitabilit&eacute; et pour laquelle ils ont per&ccedil;u des loyers. On notera que, en 2002, la d&eacute;lib&eacute;ration du conseil municipal de Marseille qui confiait &agrave; la soci&eacute;t&eacute; ADOMA la gestion du terrain pr&eacute;cisait : &laquo;  En ce qui concerne l&rsquo;aire d&rsquo;Eynaud, l&rsquo;&Eacute;tat et la ville de Marseille ont d&eacute;cid&eacute; de conclure un protocole de requalification de cette aire &raquo;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">La Soci&eacute;t&eacute; ADOMA met en avant pour justifier la proc&eacute;dure engag&eacute;e le fait que certains r&eacute;sidents ont, avec l&rsquo;autorisation du pr&eacute;c&eacute;dent bailleur, install&eacute; des mobiles-homes ou des chalets de jardin. Pr&eacute;cisons que ces locataires contrairement &agrave; tous citoyens ne peuvent b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;allocation logement car leur caravane n&rsquo;est pas reconnue comme un logement. Cette appr&eacute;ciation est sujette &agrave; caution car certaines CAF reconnaissent cependant ce droit. On rappelle que la reconnaissance de la caravane comme un logement est une des revendications majeures des associations de voyageurs. Une d&eacute;claration de la HALDE publi&eacute;e au Journal Officiel condamne cette discrimination manifeste (JORF n&deg;0241 du 17 octobre 2009). De m&ecirc;me le budget pour 2011 pr&eacute;voit l&rsquo;instauration &laquo; d&rsquo;une taxe d&rsquo;habitation sur les caravanes &raquo; justifi&eacute;e au titre de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des citoyens devant les imp&ocirc;ts.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">On consid&egrave;re donc que les r&eacute;sidents du terrain d&lsquo;Eynaud doivent pouvoir b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;ensemble de la r&eacute;glementation concernant le droit au logement APL, FSL, droit de recours etc&hellip;y compris le droit au logement opposable.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Les modalit&eacute;s mises en &oelig;uvre par ADOMA en vue de l&rsquo;expulsion de ces familles sont donc inacceptables.<\/div>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">IV Propositions.<\/h4>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">1&deg; Il convient sans d&eacute;lai que la mairie de Marseille propri&eacute;taire du terrain assume directement ses responsabilit&eacute;s de gestionnaire et prenne les mesures assurant la s&eacute;curit&eacute; des personnes vivant sur ce terrain. Il n&rsquo;y a pour cela aucune n&eacute;cessit&eacute; &agrave; faire &eacute;vacuer par la force ces familles.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">2&deg; A l&rsquo;&eacute;vidence les risques d&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; avanc&eacute;s sont li&eacute;s &agrave; une sur occupation en raison du trop grand nombre de familles. Cette situation est reconnue par la ville de Marseille depuis 1995 et confirm&eacute;e r&eacute;cemment par un adjoint au maire : &laquo; c&rsquo;est vrai, on est un peu coupable , on a laiss&eacute; aller les choses trop longtemps &raquo;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">3&deg; Comme le propose cet adjoint et comme nous le r&eacute;clamons depuis de nombreux mois (voir copie de la lettre au pr&eacute;fet laiss&eacute;e sans r&eacute;ponse) il faut mettre tout le monde autour de la table et discuter. Nous pouvons assurer que les familles sont pr&ecirc;tes &agrave; faire des propositions raisonnables, pourvu qu&rsquo;on les prenne pour des citoyens &agrave; part enti&egrave;re.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Pour notre part nous sommes dispos&eacute;s &agrave; apporter notre concours &agrave; cette recherche de solutions satisfaisantes pour tous.<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">RENCONTRES TSIGANES<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">Marseille le 2 avril 2011<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n<div>&nbsp;<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Cour d&rsquo;Appel d&rsquo;Aix en Provence a annul\u00e9 le 7 avril une ordonnance   d\u00e9cidant l&rsquo;expulsion de 40 familles \u00e0 Marseille  <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-899","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-rub39"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/899","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=899"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/899\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=899"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=899"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=899"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}