{"id":793,"date":"2010-07-14T15:54:38","date_gmt":"2010-07-14T15:54:38","guid":{"rendered":"http:\/\/rt.boullier.fr\/?p=793"},"modified":"2010-07-14T15:54:38","modified_gmt":"2010-07-14T15:54:38","slug":"art793","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/2010\/07\/14\/art793\/","title":{"rendered":"Un regard positif sur les roms qui redonne de l&rsquo;espoir"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: center;\"><strong>Roms : la vie devant soi<\/strong><\/div>\n<div>LEMONDE | 12.07.10<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>Ils ont deux points communs : ils aiment l&rsquo;\u00e9cole et ils sont roms. Chacun a son histoire. Dana, 16 ans, folle de romans et de mangas, va passer en 1re et veut aller jusqu&rsquo;au baccalaur\u00e9at &#8211; voire au-del\u00e0. Corn\u00e9lius, 18 ans, amateur de kung-fu, vient de d\u00e9crocher un CAP de miroitier ; Sunita, 11 ans, commence \u00e0 d\u00e9chiffrer le fran\u00e7ais ; Vassile, coll\u00e9gien de 14 ans, pratique la boxe tha\u00efe et se r\u00eave en m\u00e9canicien. Des gosses normaux, en somme ? Presque. Car Sunita vit dans un squat de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), surpeupl\u00e9, infest\u00e9 de rats, que les pouvoirs publics ont d\u00e9cid\u00e9 de rayer de la carte &#8211; ce qui sera fait en juillet, les associations locales ayant obtenu que les bulldozers n&rsquo;entrent en action qu&rsquo;une fois finie l&rsquo;ann\u00e9e scolaire.<\/div>\n<div>dans<\/div>\n<div><\/div>\n<div>La petite fille d\u00e9crit sa vie, sans honte. Les autres &#8211; parce qu&rsquo;ils sont plus \u00e2g\u00e9s ? &#8211; r\u00e9pugnent \u00e0 \u00e9voquer les pages noires de leur existence. Les r\u00e8glements de comptes familiaux, la violence d&rsquo;un parent alcoolique, un fr\u00e8re jet\u00e9 en prison ou une soeur qui se prostitue : dites ou sugg\u00e9r\u00e9es, ces choses-l\u00e0 doivent rester off. De m\u00eame, aucun n&rsquo;aime s&rsquo;attarder sur l&rsquo;ordinaire d&rsquo;une vie ballott\u00e9e entre le bidonville et le logement social, avec ses relents de cauchemar : expulsions brutales, parents embarqu\u00e9s par la police, agressions nocturnes (par la mafia et ses racketteurs ; par certains propri\u00e9taires ou voisins, d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 faire \u00ab\u00a0justice\u00a0\u00bb eux-m\u00eames, un bidon d&rsquo;essence \u00e0 la main, etc.), sans oublier les attaques d&rsquo;autres sans-logis, qui veulent la place, co\u00fbte que co\u00fbte.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>De tout ce malheur, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de sortir. L&rsquo;\u00e9cole les aide. Est-ce \u00e0 la chance ou \u00e0 leur m\u00e9rite qu&rsquo;ils doivent cet \u00e9lan de vie ? Les deux, sans doute. Sur les quelque cinq mille enfants roms pr\u00e9sents en France, selon les estimations du Collectif pour le droit des enfants roms \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation, une infime minorit\u00e9 est scolaris\u00e9e. Corn\u00e9lius, Sunita, Vassile et Dana sont donc des exceptions. Ils disent \u00e0 leur mani\u00e8re le bonheur d&rsquo;apprendre, de se projeter dans le futur. Bonheur pr\u00e9caire, ils le devinent. Ils aspirent \u00e0 \u00ab\u00a0une vie comme tout le monde\u00a0\u00bb.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), avec Corn\u00e9lius. Une douzaine de familles roms, dont celle de l&rsquo;apprenti miroitier, habitent ici, dans le \u00ab\u00a0village d&rsquo;insertion\u00a0\u00bb de la rue Saint-Denis, cr\u00e9\u00e9 en 2007. Chaque foyer a son bungalow. Ce n&rsquo;est pas le P\u00e9rou, mais il y a l&rsquo;eau courante et l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. La machine \u00e0 laver est allum\u00e9e non stop, comme la t\u00e9l\u00e9vision, branch\u00e9e sur une cha\u00eene roumaine.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>A l&rsquo;instar de ses cinq fr\u00e8res et soeurs, Corn\u00e9lius, a\u00een\u00e9 de la fratrie, a toujours \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole : en Roumanie, d&rsquo;abord, que la famille a quitt\u00e9e en 2006 ; puis en banlieue parisienne. \u00ab\u00a0Au d\u00e9part, l&rsquo;\u00e9cole, je m&rsquo;en foutais. J&rsquo;\u00e9tais un petit voyou. Une fois en France, je ne sais pas pourquoi, j&rsquo;ai vu les choses diff\u00e9remment. Je me suis dit : c&rsquo;est ma vie ou quoi ? Je ne vais pas la d\u00e9truire. Alors, je m&rsquo;y suis mis\u00a0\u00bb, raconte le jeune homme, ceinture jaune de kung-fu et danseur \u00e9m\u00e9rite.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Il se rappelle, fi\u00e9rot, le jour o\u00f9 il a eu 10 sur 10 \u00e0 un devoir &#8211; \u00ab\u00a0La meilleure note, en plus, \u00e0 un devoir de fran\u00e7ais !\u00a0\u00bb. Sans sa m\u00e8re, Mirela, ancienne ouvri\u00e8re \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Ceausescu, il n&rsquo;y serait pas arriv\u00e9. Elle-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de l&rsquo;adolescence. \u00ab\u00a0C&rsquo;est elle qui m&rsquo;a pouss\u00e9\u00a0\u00bb, plaisante-t-il. Le p\u00e8re travaille dans le b\u00e2timent.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Quand il entre au coll\u00e8ge, Corn\u00e9lius ne parle pas un mot de fran\u00e7ais. C&rsquo;\u00e9tait il y a trois ans. \u00ab\u00a0Miroitier, c&rsquo;est un bon m\u00e9tier, mais je vais continuer jusqu&rsquo;au brevet professionnel. Ensuite, j&rsquo;essaierai de passer les examens de la RATP\u00a0\u00bb, assure-t-il. En plus du CAP, il vient d&rsquo;obtenir la carte de s\u00e9jour de dix ans ! Corn\u00e9lius rayonne. Il voit loin. Il r\u00eave d&rsquo;offrir une maison \u00e0 sa m\u00e8re, puis d&rsquo;en avoir une \u00e0 lui. S&rsquo;il se marie, ce sera \u00ab\u00a0plus tard\u00a0\u00bb, insiste-t-il, et non pas \u00e0 16 ou 18 ans, comme la plupart des gar\u00e7ons roms.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;association Parada, Corn\u00e9lius et sa soeur Crizantema ont particip\u00e9 \u00e0 des spectacles de danse. Corn\u00e9lius s&rsquo;est pay\u00e9 un t\u00e9l\u00e9phone mobile. Des livres, il n&rsquo;en a pas. Sauf le volumineux Kung-fu, 3 000 ans d&rsquo;histoire des arts martiaux chinois, de Roland Habersetzer. Un proverbe figure en exergue de l&rsquo;ouvrage : \u00ab\u00a0Il faut gravir la montagne pour pouvoir juger de la hauteur du ciel&#8230;\u00a0\u00bb<\/div>\n<div><\/div>\n<div>A Montreuil (Seine-Saint-Denis), avec Dana. Elle est vive comme un \u00e9cureuil, adore Johnny Depp, les croissants au beurre et la librairie Folies d&rsquo;encre. A sa demande, on ne dira pas o\u00f9 elle loge. De toute fa\u00e7on, l&rsquo;endroit qu&rsquo;elle pr\u00e9f\u00e8re, jure-t-elle, c&rsquo;est la biblioth\u00e8que municipale Robert-Desnos. La lecture lui a appris \u00e0 \u00ab\u00a0s&rsquo;\u00e9vader\u00a0\u00bb, \u00e0 voyager par la pens\u00e9e : n\u00e9e \u00e0 Colombes (Hauts-de-Seine), devenue lyc\u00e9enne \u00e0 Montreuil, Dana n&rsquo;a jamais connu d&rsquo;autre pays que la France, hormis une courte parenth\u00e8se en Belgique.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>La Roumanie, o\u00f9 sont n\u00e9s ses parents et son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, elle n&rsquo;y a jamais mis les pieds. Dana r\u00eave d&rsquo;\u00eatre biblioth\u00e9caire ou actrice. En France, \u00e9videmment.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\u00ab\u00a0Mon premier livre, c&rsquo;\u00e9tait Sakura\u00a0\u00bb, dit-elle, \u00e9tonn\u00e9e qu&rsquo;on puisse ignorer le nom de l&rsquo;auteur de ce manga, un certain Clamp, \u00ab\u00a0connu dans le monde entier\u00a0\u00bb. Elle aime aussi Twilight, roman de Stephenie Meyer, adapt\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran : \u00ab\u00a0Une histoire d&rsquo;amour entre un humain et une vampire &#8211; pas si loin de Dracula et de la Roumanie !\u00a0\u00bb, s&rsquo;amuse-t-elle. Elle parle de Boris Vian et de George Orwell comme si c&rsquo;\u00e9tait de vieux classiques.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Malgr\u00e9 des changements fr\u00e9quents de domicile (et donc d&rsquo;\u00e9cole), la jeune fille a fait sa scolarit\u00e9 sans anicroche \u00e0 Montreuil. De Ceausescu, elle ne sait pas grand-chose : \u00ab\u00a0Un type qui a cr\u00e9\u00e9 une sorte de dictature, non ?\u00a0\u00bb Mais elle parle couramment le romani, la langue des Tziganes.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>En discutant avec ses copines d&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;ascendance alg\u00e9rienne, Dana a d\u00e9couvert que certaines \u00ab\u00a0traditions\u00a0\u00bb, pr\u00e9sum\u00e9es communautaires, comme l&rsquo;obligation faite aux filles d&rsquo;arriver vierges au mariage, n&rsquo;\u00e9taient pas propres aux Roms. Elle se garde de conclure. A l&rsquo;ordinaire, elle s&rsquo;habille comme les filles de son \u00e2ge : un jean &#8211; un \u00ab\u00a0slim\u00a0\u00bb, corrige-t-elle -, un tee-shirt et un gilet noirs. Quand elle va voir les Roms, seule ou avec sa m\u00e8re, laquelle entretient les contacts avec la communaut\u00e9 de Montreuil, elle met une jupe, \u00ab\u00a0par respect pour les anciens\u00a0\u00bb, dit-elle, s\u00e9rieuse. \u00ab\u00a0Une partie de ma vie est fran\u00e7aise, l&rsquo;autre est rom. Les deux vont bien ensemble\u00a0\u00bb, assure-t-elle.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Sa soeur a\u00een\u00e9e, qui termine sa classe de 1re au lyc\u00e9e, a moins de chance. Elle est n\u00e9e en Allemagne et son certificat de naissance comporte une erreur &#8211; minime, en apparence : le pr\u00e9nom de sa m\u00e8re, Zorinca, a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit avec un \u00ab\u00a0K\u00a0\u00bb par les fonctionnaires allemands, et non avec le \u00ab\u00a0C \u00a0\u00bb qui figure sur sa carte d&rsquo;identit\u00e9 roumaine. Du coup, Bucarest refuse d&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 la prog\u00e9niture, dont la filiation est jug\u00e9e suspecte, passeport ou carte d&rsquo;identit\u00e9&#8230;<\/div>\n<div>dans<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Aujourd&rsquo;hui \u00e2g\u00e9e de 18 ans, la soeur de Dana, qui vit en France depuis l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;un an, aimerait &#8211; d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment &#8211; faire des \u00e9tudes d&rsquo;infirmi\u00e8re. Mais elle demeure, juridiquement, une \u00ab\u00a0sans-papiers\u00a0\u00bb. C&rsquo;est par d\u00e9rogation sp\u00e9ciale qu&rsquo;elle a pu passer, vendredi 25 juin, l&rsquo;\u00e9preuve orale du baccalaur\u00e9at. \u00ab\u00a0L&rsquo;examen me fait moins peur que le fait de rester sans papiers\u00a0\u00bb, dit la jeune fille, qui demande \u00e0 rester anonyme.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Vitry-sur-Seine, avec Sunita et Vassile. La petite est arriv\u00e9e t\u00f4t, elle fait du v\u00e9lo dans la courette. C&rsquo;est dimanche. Queue-de-cheval, baskets roses, sourire \u00e9clatant : il n&rsquo;y a gu\u00e8re que son gilet, d\u00e9chir\u00e9 au coude, qui trahit la mis\u00e8re dans laquelle elle vit. L&rsquo;endroit du rendez-vous, Sunita le conna\u00eet par coeur.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>La maison de Dominique Adam, enseignante \u00e0 la retraite et militante du r\u00e9seau Romeurope, est un peu son second foyer. Deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, Sunita vient ici, avant l&rsquo;\u00e9cole, avec ses fr\u00e8res et sa petite soeur, le temps d&rsquo;une douche et d&rsquo;un chocolat chaud. \u00ab\u00a0Ensuite, je les emm\u00e8ne en voiture. D&rsquo;autres militants font de m\u00eame le jeudi. Le mardi, ils vont tout seuls, \u00e7a leur prend une petite demi-heure \u00e0 pied\u00a0\u00bb, explique l&rsquo;ancienne prof de fran\u00e7ais-latin-grec. \u00ab\u00a0Ils n&rsquo;ont jamais eu une seule journ\u00e9e d&rsquo;absence\u00a0\u00bb, souligne-t-elle. Sunita est officiellement domicili\u00e9e chez Dominique Adam. Sans cela, il lui aurait \u00e9t\u00e9 difficile, voire impossible, d&rsquo;\u00eatre inscrite \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Sunita suit \u00e0 la fois les cours du CM2 et ceux de la classe sp\u00e9ciale, r\u00e9serv\u00e9e aux enfants \u00e9trangers pour les initier au fran\u00e7ais. Elle est arriv\u00e9e en janvier &#8211; ne sachant, pas plus que les autres, s&rsquo;exprimer dans la langue de Voltaire. Elle apprend \u00e0 pas de g\u00e9ant. \u00ab\u00a0Je voudrais continuer l&rsquo;\u00e9cole, pour faire du calcul. J&rsquo;aime bien les chiffres, dit-elle. Ma m\u00e8re voudrait que je sois docteur, mais \u00e7a ne me pla\u00eet pas. J&rsquo;aimerais \u00eatre vendeuse dans un supermarch\u00e9. A la caisse\u00a0\u00bb, s&rsquo;enhardit-elle.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Ses copines de classe s&rsquo;appellent \u00ab\u00a0Nathalie, Linette, Ana\u00efs et Loli\u00a0\u00bb. Sunita ne se m\u00e9lange pas aux gar\u00e7ons. \u00ab\u00a0Il y en a qui me disent des gros mots. Par exemple, que je suis une Gitane. Alors je vais le dire \u00e0 la ma\u00eetresse\u00a0\u00bb, l\u00e2che-t-elle en rougissant. \u00ab\u00a0Moi aussi, quand j&rsquo;\u00e9tais petit, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire, certains \u00e9l\u00e8ves me disaient \u00e7a. Apr\u00e8s tout, c&rsquo;est vrai : je suis rom. J&rsquo;assume. Mais maintenant, cela n&rsquo;arrive plus\u00a0\u00bb, commente Vassile, mince adolescent aux yeux verts, inscrit en classe de 5e au coll\u00e8ge Danielle-Casanova. Ses copains \u00e0 lui s&rsquo;appellent \u00ab\u00a0Dylan, Wali, Nourredine et Adam\u00a0\u00bb. Il r\u00eave d&rsquo;\u00eatre m\u00e9canicien, dans un garage automobile.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Sa famille a eu plus de chance que celle de Sunita : elle a \u00e9t\u00e9 relog\u00e9e, apr\u00e8s l&rsquo;expulsion d&rsquo;un campement, dans un immeuble en bord de Seine. Vassile et ses trois fr\u00e8res et soeurs vont \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. \u00ab\u00a0Je suis fier de mes enfants\u00a0\u00bb, l\u00e2che le p\u00e8re, ouvrier dans le b\u00e2timent. Lui-m\u00eame n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que quatre ans \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. C&rsquo;\u00e9tait en Roumanie, dans un autre si\u00e8cle. Juste avant de prendre la route et de \u00ab\u00a0gravir la montagne\u00a0\u00bb&#8230;<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Catherine Simon<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce reportage sympathique  est un signe d&rsquo;encouragement  pour tous les militants de Romeurope et d&rsquo;ailleurs. <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18],"tags":[],"class_list":["post-793","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-migrants-roms"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/793","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=793"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/793\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=793"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=793"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=793"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}