{"id":441,"date":"2007-10-21T18:58:19","date_gmt":"2007-10-21T18:58:19","guid":{"rendered":"http:\/\/rt.boullier.fr\/?p=441"},"modified":"2007-10-21T18:58:19","modified_gmt":"2007-10-21T18:58:19","slug":"art441","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/2007\/10\/21\/art441\/","title":{"rendered":"A travers la presse : Gitans d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs"},"content":{"rendered":"<p>{{Gitans: pol\u00e9mique \u00e0 Perpignan}}<\/p>\n<p>Marie Huret<\/p>\n<p>L\u2019EXPRESS mercredi 10 octobre 2007, mis \u00e0 jour \u00e0 17:31<\/p>\n<p>Le livre d&rsquo;une journaliste new-yorkaise sur cette communaut\u00e9, tr\u00e8s implant\u00e9e \u00e0 Perpignan, met en cause la municipalit\u00e9.<br \/>\nans les ruelles en pente raide, les Mercedes font ronfler leur moteur, r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 sur des \u00abbagnoles de merde\u00bb. Des bidons d&rsquo;huile d&rsquo;olive aplatis comblent les fen\u00eatres de maisons d\u00e9cr\u00e9pies. Place Puig, les gamins \u00abfument des cigarettes\u00bb, puis se font un \u00abfilm de vampires\u00bb \u00e0 la s\u00e9ance de minuit. Voil\u00e0 le quartier Saint-Jacques, le fief gitan de Perpignan, vu et racont\u00e9 par Fernanda Eberstadt. C&rsquo;est une pa\u00efa, une \u00abnon-Gitane\u00bb. Elle est am\u00e9ricaine. Et son livre suscite une pol\u00e9mique.<br \/>\nUn \u00e9lu en col\u00e8re<br \/>\nLe maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy (UMP), r\u00e9agit: \u00abJe n&rsquo;ai fait aucune pression sur l&rsquo;\u00e9diteur. J&rsquo;ai demand\u00e9 \u00e0 \u00eatre respect\u00e9. J&rsquo;aurais achet\u00e9 le vote gitan en \u00e9change de frigos? Cela fait douze ans que j&rsquo;entends cette rumeur. Ces accusations portent atteinte \u00e0 mon honneur. L&rsquo;auteur me reproche d&rsquo;encourager les rivalit\u00e9s entre les communaut\u00e9s. J&rsquo;ai consacr\u00e9 7 millions d&rsquo;euros \u00e0 la Casa musicale, l&rsquo;espace culturel o\u00f9 l&rsquo;on entend du ra\u00ef et des chants tsiganes. Nous avons la troisi\u00e8me mosqu\u00e9e de France [de par sa capacit\u00e9 d&rsquo;accueil], construite par un architecte juif. Je ne suis pas s\u00fbr que beaucoup de villes auraient fait cela.\u00bb<br \/>\nCette journaliste du New York Times, transplant\u00e9e dans la cit\u00e9 catalane pour suivre son mari, a plong\u00e9 durant cinq ans au sein de leur communaut\u00e9. Elle en a tir\u00e9 un ouvrage vivant et imag\u00e9, Le Chant des Gitans (Albin Michel). Elle ne m\u00e2che pas ses mots, Fernanda Eberstadt. \u00abLes Gitans de Perpignan vivent hors la loi\u00bb, d\u00e9clare-t-elle \u00e0 L&rsquo;Express. Et \u00e7a ne pla\u00eet pas \u00e0 tout le monde. Au maire de Perpignan, en particulier. Jean-Paul Alduy (UMP) aurait \u00abachet\u00e9\u00bb le vote gitan \u00e0 coups de frigos, de scooters et de Mobylette: la journaliste l&rsquo;affirme dans l&rsquo;ouvrage, d\u00e9j\u00e0 paru aux Etats-Unis. Mais, apr\u00e8s l&rsquo;intervention de l&rsquo;\u00e9lu aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9diteur, la version fran\u00e7aise, qui sort ces jours-ci, a \u00e9t\u00e9 largement \u00e9dulcor\u00e9e.<\/p>\n<p>Petite, d\u00e9penaill\u00e9e, le sourire de traviole, c&rsquo;est Diane, la femme de Mo\u00efse, chanteur de rumba du groupe Tekameli, qui a permis \u00e0 l&rsquo;intellectuelle de Manhattan d&rsquo;int\u00e9grer le clan. La famille Espinas fait partie des 5 000 Gitans install\u00e9s dans l&rsquo;ancien ghetto juif de cette ville de plus de 100 000 habitants. C&rsquo;est l\u00e0 que, en mai 2005, se sont produits \u00ables \u00e9v\u00e9nements\u00bb, comme on dit ici: la mort de Mohammed Bey Bachir, lynch\u00e9 par une bande de Gitans arm\u00e9s de battes de base-ball. Le jeune Franco-Alg\u00e9rien avait surpris \u00abKetchup Mayonnaise\u00bb, 14 ans et d\u00e9j\u00e0 19 arrestations, en train de voler son autoradio. Les nuits d&rsquo;\u00e9meute ont exacerb\u00e9 les tensions entre communaut\u00e9s gitane et maghr\u00e9bine. \u00abLa famille de Diane s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9e sur le toit de l&rsquo;immeuble, raconte Fernanda. En bas, une bande encagoul\u00e9e criait: \u00ab\u00a0Y a du Gitan! \u00ab\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Depuis, les parties de rami ont repris dans les bars. Le sport pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 du quartier aussi: le combat de coqs. La New-Yorkaise y a assist\u00e9: \u00abJ&rsquo;\u00e9tais hypnotis\u00e9e et horrifi\u00e9e.\u00bb Comme pour le reste. Ce qui la fascine, chez les Gitans &#8211; \u00abla musique, la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, le sens de la famille\u00bb &#8211; ne l&#8217;emp\u00eache pas de fustiger l&rsquo;absent\u00e9isme scolaire, les \u00e9pouses clo\u00eetr\u00e9es \u00abcomme par les taliban\u00bb. \u00abJ&rsquo;ai rencontr\u00e9 des gar\u00e7ons qui s&rsquo;habillent en Nike<\/p>\n<p>{{Condamn\u00e9s \u00e0 l\u2019errance}}<\/p>\n<p>Journ\u00e9e de lutte contre la mis\u00e8re . 20 000 personnes sont attendues \u00e0 Paris ce 17 octobre. Gros plan sur une famille de gens du voyage expuls\u00e9e de son terrain \u00e0 Herblay (Val-d\u2019Oise).<\/p>\n<p>{{L\u2019Humanit\u00e9 17\/10\/2007 Marie-No\u00eblle Bertrand}}<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une fin d\u2019apr\u00e8s-midi d\u2019hiver, en janvier de cette ann\u00e9e. Un retour en r\u00e9gion parisienne, \u00e0 Herblay, dans le Val-d\u2019Oise<\/p>\n<p>Trois cent quatre-vingts kilom\u00e8tres depuis la Basse-Normandie, des bagages plein le coffre, les gamins endormis sur la banquette arri\u00e8re et puis la caravane, bien s\u00fbr, fid\u00e8le au moindre roulis familial. Un retour de vacances comme il s\u2019en vit pl\u00e9thore. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e. Entr\u00e9e de leur terrain barr\u00e9e par de grosses pierres, espace r\u00e9quisitionn\u00e9, biens mutil\u00e9s. Manouches expuls\u00e9s. Sophie, Thierry et les leurs n\u2019ont pas eu le choix. \u00ab La police municipale, les gendarmes et le maire \u00e9taient l\u00e0, raconte-t-elle. Nous avions les enfants, le b\u00e9b\u00e9\u2026 Nous avons fait demi-tour et nous sommes repartis \u00e0 Avranches, o\u00f9 nous venions de passer la semaine, chez ma belle-soeur. \u00bb<br \/>\nUn an apr\u00e8s, Sophie vit toujours l\u00e0, dans la Manche, \u00e0 380 kilom\u00e8tres de chez elle. Avec d\u2019autres, elle s\u2019est install\u00e9e sur la place des gens du voyage de Saint-Hilaire-du-Harcou\u00ebt. Un terrain mal am\u00e9nag\u00e9, goudronn\u00e9 \u00e0 la va-vite, dont le sol suinte d\u00e8s qu\u2019il pleut, un m\u00e9lange d\u2019huile et de boue. Deux toilettes pour une trentaine d\u2019enfants et une vingtaine d\u2019adultes. Les robinets d\u2019eau ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9mont\u00e9s, \u00e0 l\u2019exclusion de deux, en bout de terrain. Le matin et le soir, il faut fermer les fen\u00eatres tant l\u2019odeur de la d\u00e9chetterie voisine est forte. \u00ab \u00c0 Herblay, le sol \u00e9tait propre, les caravanes s\u00e9par\u00e9es par des cl\u00f4tures. Et nous avions l\u2019eau \u00e0 disposition \u00bb, se souvient Sophie. Singuli\u00e8re, son histoire commence, comme beaucoup d\u2019autres, par un avis d\u2019expulsion et se termine avec les gendarmes.<br \/>\nDans son cas, c\u2019est la municipalit\u00e9 qui a voulu r\u00e9cup\u00e9rer son morceau de terrain pour en faire un espace de loisir. Des manouches vivaient l\u00e0, certains depuis quarante ans. En novembre 2005, une premi\u00e8re injonction leur commande de payer une astreinte de 70 euros par jour et par personne. Impensable pour Sophie et Thierry. Elle, vingt-six ans, vendeuse, est sans emploi depuis son deuxi\u00e8me enfant. Lui, vingt-sept ans, ancien apprenti boucher, ferrailleur \u00e0 ses heures, n\u2019a pas de salaire r\u00e9gulier. Avec ses trois enfants, le couple fait son affaire des 940 euros mensuels que leur verse la CAF mais se sert la ceinture sur la moindre d\u00e9pense.<br \/>\nPas de tr\u00eave &#8211; hivernale pour les gens du voyage.<br \/>\nEn novembre 2006, un &#8211; second proc\u00e8s autorise l\u2019expulsion. Pas de tr\u00eave &#8211; hivernale pour les gens du voyage. \u00ab La loi dit que, si nous avons le chauffage dans les caravanes, nous pouvons \u00eatre expuls\u00e9s en toute saison \u00bb, explique Thierry. Pas de d\u00e9licatesse, non plus. \u00ab Nous venions de construire un petit chalet en bois sur notre emplacement \u00bb, raconte Sophie. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, un frigo, une cuisini\u00e8re, une machine \u00e0 laver. \u00ab Quand nous sommes rentr\u00e9s de vacances, tout \u00e9tait d\u00e9truit, les affaires avaient disparu. \u00bb<br \/>\nLa famille restera quelques mois \u00e0 Avranches, sur l\u2019espace r\u00e9serv\u00e9 aux gens du voyage. En septembre, celui-ci est ferm\u00e9 pour travaux. De nouveau l\u2019incertitude et l\u2019errance. Une semaine sur le bord de la route. \u00ab Nous allions chercher l\u2019eau dans les cimeti\u00e8res, environ 20 seaux chaque jour. \u00bb<br \/>\nJusqu\u2019\u00e0 Saint-Hilaire, donc. Oc\u00e9ane, sept ans, la blondeur et les yeux bruns de sa m\u00e8re, et Preston, deux ans et demi, les joues rondes et le sourire de son p\u00e8re, sont inscrits \u00e0 l\u2019\u00e9cole de la commune. Hors de question qu\u2019ils ne bouclent pas leur ann\u00e9e. Et ce que vise le couple, c\u2019est le retour en r\u00e9gion parisienne. Les 380 kilom\u00e8tres qui l\u2019en s\u00e9parent sont devenus l\u2019obsession de Sophie. \u00ab Ma m\u00e8re vit en Seine-et-Marne. Elle est malade du coeur et est sous oxyg\u00e8ne\u2026 \u00bb Sans stabilit\u00e9, pas d\u2019espoir, non plus, de retrouver un emploi. Et puis il y a Oc\u00e9ane, fille d\u2019un premier mariage et dont le p\u00e8re exige aujourd\u2019hui la garde.<br \/>\nErrance permanente ou s\u00e9dentarisation forc\u00e9e ?<br \/>\nLa solution, pour eux, serait d\u2019emprunter et d\u2019acheter un bout de terrain o\u00f9 poser leurs valises. Mais m\u00eame cela, le droit<br \/>\nle leur proscrit. \u00ab Interdit de rester plus de trois mois \u00e0 plus de trois caravanes sur un m\u00eame emplacement \u00bb, r\u00e9cite m\u00e9caniquement Thierry. Errance permanente ou s\u00e9dentarisation forc\u00e9e ? O\u00f9 se dessine l\u2019hypocrisie d\u2019une loi qui interdit, de fait, aux gens du voyage de vivre selon leur choix.<\/p>\n<p>{{<br \/>\nDes gadjos au pays des gitans}}<\/p>\n<p>Rennes infhonet.fr<br \/>\nmercredi 26 septembre 2007 &#8211; 11:27<br \/>\n{{<br \/>\nCULTURE}}<br \/>\npar Sabrina KHENFER<\/p>\n<p>\u00ab C&rsquo;est toujours dur de parler \u00e0 des gens qui vont mal. Ce qu&rsquo;il faut avec les gens du voyage, c&rsquo;est les \u00e9couter ; ne pas poser de questions s&rsquo;ils ne parlent pas. \u00bb Ricardo Montserrat a d\u00e9finitivement le go\u00fbt de l&rsquo;engagement pour les laiss\u00e9s pour compte. Dans son dernier ouvrage \u00ab Cali et les oiseaux \u00bb, c&rsquo;est sur les gens du voyage que l&rsquo;auteur s&rsquo;est pench\u00e9. L&rsquo;occasion d&rsquo;un \u00e9change multiculturel entre gitans et s\u00e9dentaires, comme les aime tant La Cour des miracles.<\/p>\n<p>Un nouveau roman pr\u00e9texte \u00e0 une rencontre \u00e0 La Cour des miracles. Rencontre entre l&rsquo;auteur, l&rsquo;association Ulysse 35, qui lutte pour la dignit\u00e9 des femmes du voyages, quelques badauds int\u00e9ress\u00e9s par le sujet et surtout quatre gitans venus \u00e9couter l&rsquo;auteur ; partager avec l&rsquo;audience un peu de leur quotidien.<br \/>\nUn peu sur la r\u00e9serve au d\u00e9part, les langues tr\u00e8s vite se d\u00e9lient et on commence \u00e0 entrevoir ce que fut, est et sera la vie des gens du voyage. Son livre \u00e0 l&rsquo;appui, Ricardo Montserrat lance un sujet visiblement tabou : la place de la femme et son rapport aux hommes dans le petit monde du voyage. \u00ab Quand un homme parle, les femmes se taisent, raconte Titane. On part du principe que leurs trucs ne nous regardent pas et inversement. Les s\u00e9dentaires parlent facilement de sexe. Nous on a tendance \u00e0 avoir honte, alors on \u00e9vite le sujet. \u00bb<\/p>\n<p>Alexandre lui, est plus direct : \u00ab Les femmes ont de plus en plus de libert\u00e9 : elles ont le droit de rester une heure de plus aux commissions ! Elles vont en boite ; aux mariages elles peuvent boire et danser. Mais quand je parle, ma femme se tait.\u00bb Pourtant, \u00e0 \u00e9couter le papy du groupe, mieux vaut ne pas trop se frotter aux femmes du voyage : \u00ab Elles ont de la r\u00e9sistance, du caract\u00e8re et de la jappe surtout. Si elles ont envie de te dire merde, elle ne se g\u00eanent pas. \u00bb<br \/>\nRevendiquer ? \u00c7a ne sert qu&rsquo;\u00e0 nous mettre les gens \u00e0 dos \u00bb<br \/>\nLe caract\u00e8re. Voil\u00e0 bien un trait que chacun s&rsquo;accorde \u00e0 attribuer aux gens du voyage. \u00ab Pourtant, note l&rsquo;une des membres d&rsquo;Ulysse 35, je trouve qu&rsquo;en France vous n&rsquo;\u00eates pas du tout dans la revendication. \u00bb \u00ab Si on se d\u00e9place, r\u00e9pond Alexandre, on n&rsquo;est pas \u00e9cout\u00e9s. \u00c7a ne sert qu&rsquo;\u00e0 nous mettre les gens \u00e0 dos. Que faire ? Mettre nos caravanes au milieu de la route ? C&rsquo;est tout ce que nous avons, on ne peut pas se permettre de les perdre. \u00bb Ricardo Montserrat \u00e9claircit un peu les conditions de vie des gitans, pour mieux comprendre : la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un justificatif de trois ann\u00e9es de r\u00e9sidence pour pouvoir voter ; les carnets de circulation ; les d\u00e9crets contre les gens du voyages, compris dans la loi contre la d\u00e9linquance, cr\u00e9ant logiquement un amalgame&#8230; Et puis un lourd pass\u00e9 dans les camps de concentration et une lib\u00e9ration difficile.<br \/>\nPourtant, et c&rsquo;est dans son caract\u00e8re, un troisi\u00e8me gitan refuse de noircir encore le tableau : \u00ab On se plaint tout le temps, mais en Europe, on est les seuls \u00e0 pouvoir circuler dans toute la France. On parle souvent des camps, mais il n&rsquo;y a pas que nous qui avons connu \u00e7a. Je n&rsquo;ai pas souvenir d&rsquo;avoir v\u00e9cu dans la mis\u00e8re. On est plut\u00f4t heureux. \u00bb<br \/>\n\u00ab Il faut nous laisser voyager \u00bb<br \/>\nUn avis que ne semblent partager ni ses amis, ni l&rsquo;auteur, qui porte un regard critique sur la soci\u00e9t\u00e9. Quand on demande \u00e0 Alexandre comment il envisage l&rsquo;avenir des siens, il r\u00e9pond du tac-au-tac : \u00ab Sans caravane \u00bb. Il s&rsquo;explique : interdiction de faire des cr\u00e9dits, l&rsquo;obligation de pointer tous les trois mois au commissariat et puis surtout l&rsquo;escorte de la Gendarmerie, lors des d\u00e9placements en p\u00e8lerinage. \u00ab Bient\u00f4t on va nous mettre dans des HLM, des cages \u00e0 lapins. \u00bb Une perspective inacceptable selon Titane : \u00ab Ce sera la fin des haricots ! \u00c0 Marseille on a essay\u00e9 de les placer dans des petites maisons. C&rsquo;est devenu un vrai coupe gorge car ce genre de vie n&rsquo;est pas dans notre culture. Il faut nous laisser voyager. \u00bb<br \/>\nDes \u00e9changes int\u00e9ressants, beaucoup d&rsquo;\u00e9coute, un franc-parler, un peu de provocation, mais qui soul\u00e8vent des inqui\u00e9tudes profondes dans le monde du voyage : \u00ab La l\u00e9gislation est d\u00e9j\u00e0 en retard en France et on continue d&rsquo;inventer de nouveaux moyens de brimer une culture pourtant joyeuse et vivante, regrette Ricardo Montserrat. Mais ils ont une capacit\u00e9 d&rsquo;adaptation tellement impressionnante qu&rsquo;ils s&rsquo;en sortiront. Si on se d\u00e9p\u00eache \u00e0 faire quelque chose en tous cas. Parce qu&rsquo;apr\u00e8s eux, c&rsquo;est chacun d&rsquo;entre nous qui n&rsquo;aura plus le droit de circuler librement.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Perpignan,  Saint-Herblay ou Rennes  :  des  journalistes parlent des gens du voyages   <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-441","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-gens-du-voyage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/441","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=441"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/441\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=441"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=441"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=441"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}