{"id":12744,"date":"2016-06-19T20:28:25","date_gmt":"2016-06-19T18:28:25","guid":{"rendered":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/?p=12744"},"modified":"2016-06-19T20:28:25","modified_gmt":"2016-06-19T18:28:25","slug":"une-histoire-oubliee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/archives.rencontrestsiganes.org\/index.php\/2016\/06\/19\/une-histoire-oubliee\/","title":{"rendered":"Une histoire oubli\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>Notre ami Sasha Zanko nous fait parvenir ce morceau d&rsquo;histoire r\u00e9cemment mis \u00e0 jour .<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong>Qui \u00e9taient les Tcherkesses caucasiens du Jardin d\u2019Acclimatation ? <\/strong><strong>Julien Radenez (Mai 2016)<\/strong><\/h3>\n<p>Le Jardin d\u2019Acclimatation, situ\u00e9 \u00e0 Paris entre la porte de Neuilly et la porte des Sablons, \u00e9tait un jardin zoologique (de 1860 \u00e0 1950) et ethnographique (de 1877 \u00e0 1931). La Soci\u00e9t\u00e9 zoologique d\u2019acclimatation, fond\u00e9e en 1854 par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, avait pour but \u00abde concourir \u00e0 l&rsquo;introduction, \u00e0 l&rsquo;acclimatation et \u00e0 la domestication des esp\u00e8ces d\u2019animaux utiles ou d\u2019ornement ; au perfectionnement et \u00e0 la multiplication des races nouvellement introduites ou domestiques.\u00bb [R\u00e8glement constitutif, article 2]. Le Jardin d\u2019Acclimatation servait \u00e0 la fois de terrain d\u2019\u00e9tudes (pseudo-) scientifiques et de parc de loisirs. Animaux sauvages et humains exotiques \u00e9taient m\u00eame pr\u00e9sent\u00e9s au public dans leur milieu suppos\u00e9 naturel ou culturel. A la fin du 19 \u00e8me et au d\u00e9but du 20 si\u00e8cle, les exhibitions ethnographiques attiraient des millions de visiteurs. Dans un article du Monde diplomatique, Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire r\u00e9sument : \u00abL\u2019apparition, puis l\u2019essor et l\u2019engouement pour les zoos humains r\u00e9sultent de l\u2019articulation de trois ph\u00e9nom\u00e8nes concomitants : d\u2019abord, la construction d\u2019un imaginaire social sur l\u2019autre (colonis\u00e9 ou non) ; ensuite, la th\u00e9orisation scientifique de la \u201chi\u00e9rarchie des races\u201d dans le sillage des avanc\u00e9es de l\u2019anthropologie physique ; et, enfin, l\u2019\u00e9dification d\u2019un empire colonial alors en pleine construction.\u00bb [Ces zoos humains de la R\u00e9publique coloniale, 2000]. Les indig\u00e8nes, aux r\u00f4les de barbares (\u00e9trangers), se mettaient en sc\u00e8ne face aux spectateurs, photographes et cin\u00e9astes. En r\u00e9alit\u00e9, tous \u00e9taient engag\u00e9s et r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s comme figurants ou acteurs. Dans les villages reconstitu\u00e9s, on trouvait aussi des populations proches voire locales. Elles \u00e9taient pr\u00e9jug\u00e9es archa\u00efques et marginales, n\u00e9anmoins civilisables et int\u00e9grables.<\/p>\n<p>En mai 1913, le Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;histoire de Paris et de l&rsquo;Ile-de-France relata \u00abl\u2019arriv\u00e9e, au Jardin d&rsquo;Acclimatation, d&rsquo;une caravane de Tcherkesses caucasiens\u00bb. Ces Tcherkesses (Circassiens), visiblement nomades, campaient sous de grandes tentes. Les hommes pratiquaient la chaudronnerie, l\u2019\u00e9tamage et le r\u00e9tamage ; les femmes lisaient les lignes de la main. Les jeudis et dimanches, ils montaient sur les planches du Kiosque \u00e0 Musique pour un concert en plein air. Un chroniqueur du Magasin pittoresque sugg\u00e9ra\u00a0que ces musiciens, chanteurs, danseurs \u00e9taient des artistes professionnels. En juillet 1913, Adolphe Bloch, anthropologue physique et racialiste, \u00e9crivit : \u00abLa caravane tcherkesse se compose d&rsquo;environ 60 individus, hommes, femmes, jeunes filles et enfants de tout \u00e2ge, qui provenaient des montagnes du territoire russe de Kars, du c\u00f4t\u00e9 de Batoum, au Sud-Ouest du Caucase; mais cette vari\u00e9t\u00e9 de Tcherkesses \u00e9tait primitivement \u00e9tablie au Nord de la cha\u00eene, dans le gouvernement de Terek, d&rsquo;apr\u00e8s ce que me disait leur interpr\u00e8te. Etant quasi-musulmans, les Tcherkesses, apr\u00e8s leur d\u00e9faite par les Russes, en 1864, s&rsquo;\u00e9taient retir\u00e9s en grande partie sur le territoire de Kars, qui, avant l&rsquo;ann\u00e9e 1878, faisait encore partie, avec Batoum, de la Turquie d&rsquo;Asie. L&rsquo;on me disait aussi qu&rsquo;il y avait dans la troupe un certain nombre de Tatars. Je demandai donc \u00e0 voir principalement les Tcherkesses ; mais, remarquant l&rsquo;int\u00e9r\u00eat particulier que je prenais \u00e0 examiner et \u00e0 mesurer les Tcherkesses seuls, les Tatars voulurent tous se faire passer pour Tcherkesses. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un Tatar? Aujourd&rsquo;hui ce terme est plus sp\u00e9cialement appliqu\u00e9 (surtout par les savants russes) \u00e0 certaines populations parlant la langue turque et appartenant, pour la plupart, \u00e0 la race turque de la Sib\u00e9rie, du Caucase ainsi que de l&rsquo;Est et du Midi de la Russie d&rsquo;Europe. A cela rien d&rsquo;\u00e9tonnant du reste qu&rsquo;il y ait des Tatars dans la troupe du Jardin d&rsquo;acclimatation puisque quelques-uns d&rsquo;entre eux sont mari\u00e9s \u00e0 des femmes tcherkesses, mais les descendants, issus de ces mariages, ne sont naturellement plus d&rsquo;une puret\u00e9 absolue, \u00e0 moins de tenir enti\u00e8rement de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre des ascendants. Ces Tatars ont le type caucasique avec les yeux bruns, les cheveux et la barbe noirs, mais ils ont une peau quelquefois jaun\u00e2tre, tandis que les Tcherkesses purs ont la peau tr\u00e8s blanche, les cheveux ch\u00e2tain-fonc\u00e9, et les yeux gris\u00e2tres ou marron plus ou moins clair ; le nez est droit et nullement s\u00e9mitique; leur taille est moyenne (un seul avait environ 1 m. 75). Les femmes et les jeunes filles paraissent \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralement de pures Tcherkesses, car elles ont aussi la peau tr\u00e8s blanche, les cheveux ch\u00e2tains et les yeux plus ou moins clairs, m\u00eame tout \u00e0 fait bleus chez deux d&rsquo;entre-elles. Il y a parmi ces Circassiennes de beaux types, ainsi que l&rsquo;avaient d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 les voyageurs qui visit\u00e8rent les Tcherkesses dans leur pays d&rsquo;origine. Elles dansent et chantent, dans leur costume national, sur une estrade dispos\u00e9e \u00e0 cet effet. Je n&rsquo;ai pu en mesurer que trois car les autres s&rsquo;y oppos\u00e8rent, non par timidit\u00e9, mais par superstition. Ces 3 femmes \u00e2g\u00e9es de 15, 35 et 42 ans ont un indice c\u00e9phalique de 82,45 &#8211; 81,62 &#8211; 75,14 (moyenne 79,73). Quant aux hommes, sur 9 individus que je suppose \u00eatre de v\u00e9ritables Tcherkesses, et \u00e2g\u00e9s de 14 \u00e0 82 ans, l&rsquo;indice c\u00e9phalique est de 84,74 &#8211; 74,55 &#8211; 79,47 &#8211; 85,96 &#8211; 74,87 &#8211; 78,35 &#8211; 82,12 &#8211; 73,82 &#8211; 80,51 (moyenne 79,50). L&rsquo;indice c\u00e9phalique moyen chez les Tcherkesses est donc moins \u00e9lev\u00e9, dans les deux sexes, que chez les m\u00eames Caucasiens du Nord mesur\u00e9s par d&rsquo;autres auteurs ; mais outre que la brachyc\u00e9phalie n&rsquo;est pas g\u00e9n\u00e9rale dans tout le Caucase, la diff\u00e9rence chez ces Tcherkesses peut \u00eatre due \u00e0 l&rsquo;influence du changement de milieu, le climat du Sud de la montagne n&rsquo;\u00e9tant pas le m\u00eame que celui du Nord. Les autres caract\u00e8res anthropologiques des Tcherkesses ont pu \u00e9galement se modifier\u00a0par le changement de climat. Ainsi un voyageur allemand Reineggs qui visita les Tcherkesses dans leur habitat primitif, vers la fin du XVIIIe si\u00e8cle, remarqua qu&rsquo;il y avait un grand nombre de femmes qui \u00e9taient rousses, et nous croyons que cette couleur de la chevelure \u00e9tait un caract\u00e8re atavique rappelant leur origine rousse ou blonde. Les enfants ont le teint blanc comme les m\u00e8res. Leurs yeux, comme d&rsquo;ailleurs ceux des adultes, pr\u00e9sentent des colorations tr\u00e8s variables, mais pouvant, presque toutes, se rapporter \u00e0 des teintes plus ou moins claires de l&rsquo;iris, bleu ardois\u00e9, jaun\u00e2tre ou jaune verd\u00e2tre, etc. Il existe souvent aussi des taches brunes sur la surface de l&rsquo;iris ou au pourtour de son grand cercle le reste de la membrane \u00e9tant plus clair. Les anthropologistes russes ont particuli\u00e8rement insist\u00e9 sur cette vari\u00e9t\u00e9 de coloration des yeux chez les peuples du Caucase. Il y avait, parmi les enfants, des nouveau-n\u00e9s au Jardin m\u00eame, mais sur aucun d&rsquo;eux l&rsquo;on ne cherchait \u00e0 d\u00e9former le cr\u00e2ne, la t\u00eate \u00e9tant enti\u00e8rement d\u00e9couverte. Au Jardin d&rsquo;Acclimatation les Tcherkesses campent sous la tente, mais chez eux ils ont bien des maisons en bois et m\u00eame en pierre, dit-on, dans des villages appel\u00e9s aoule, situ\u00e9s dans la montagne. Chaque village est compos\u00e9 de petites tribus comptant g\u00e9n\u00e9ralement trois familles, chaque famille \u00e9tant form\u00e9e de trois fr\u00e8res mari\u00e9s et de leurs enfants (d&rsquo;apr\u00e8s ce que disait l&rsquo;interpr\u00e8te).[De l&rsquo;origine et de l&rsquo;\u00e9volution des peuples du Caucase \u00e0 propos des Tcherkesses actuellement exhib\u00e9s au Jardin d&rsquo;Acclimatation]. L\u2019enqu\u00eate historique r\u00e9v\u00e8le que les Tcherkesses caucasiens du Jardin d\u2019Acclimatation \u00e9taient Roms. Il s\u2018agissait des familles Maximoff, Filipoff, Koudakoff, probablement aussi Kalmikoff et Sotnikoff. Stationn\u00e9es sur un terrain vague de la banlieue parisienne, elles ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9es par un entrepreneur du spectacle. L\u2019\u00e9crivain Mateo Maximoff, petit-fils de Jono Maximoff, publia un r\u00e9cit des \u00e9v\u00e9nements :\u00abOn nous a conduits dans un endroit appel\u00e9 le Jardin d&rsquo;acclimatation. Il y avait l\u00e0 des animaux de toutes sortes ; c&rsquo;\u00e9tait un zoo. Au fond, il y avait \u00e9galement un parc d&rsquo;attraction, avec de vastes hangars entour\u00e9s de palissades ; c&rsquo;est l\u00e0 que nous avons install\u00e9 nos roulottes et nos tentes. Dans les autres hangars, il y avait d&rsquo;autres gens appartenant \u00e0 des peuples d&rsquo;Asie ou d&rsquo;Afrique, et tous les jours, surtout quand il faisait chaud, des milliers de visiteurs venaient nous voir.[&#8230;]y avait aussi une baraque dans laquelle nos femmes lisaient les lignes de la main. Dans un autre coin, nos marteaux r\u00e9sonnaient sur nos enclumes et nos forges primitives restaient toujours allum\u00e9es.\u00bb [Dites-le avec des pleurs,1990]. En octobre 1913, les familles Maximoff, Filipoff, Kudakoff, Kalmikoff, Sotnikoff, Demeter, Tsuron et Kadar s\u00e9journaient dans la banlieue londonienne, \u00e0 Ilford, Leyton et Whitechapel. Eric Otto Winstedt insinua qu\u2019elles parcouraient la France et l\u2019Angleterre depuis des ann\u00e9es [Coppersmith Gypsy notes, Journal of the Gypsy Lore Society volume 8,1914-1915]. A partir des archives photographiques et cin\u00e9matographiques, Sasha Zanko identifie ses grands-parents Jono et Yipunka Koudakoff. Alexandre Zanko, alias Jono (Yochka) Koudakoff, est n\u00e9 en 1888 \u00e0 Kamenets-Podolski (Podolie, Ukraine). L\u2019appellation britannique \u00abGalician Gypsies\u00bb (Tsiganes Galiciens) est concordante avec la Podolie et compatible avec le Caucase, territoires de l&rsquo;Empire russe. L\u2019historienne Henriette Ass\u00e9o attire l\u2019attention sur les sources documentaires et synth\u00e9tise : \u00abNous pouvons reconstituer l\u2019existence tumultueuse des vitsa, des Roms de Galicie gr\u00e2ce aux recherches de Jerzy Ficowski mais surtout aux archives de la Gypsy Lore\u00a0Society conserv\u00e9es \u00e0 Liverpool. L\u2019arriv\u00e9e entre 1905 et 1914 des \u201cGypsy coppersmiths\u201d, compos\u00e9s de quatre familles de Tsiganes de la Galicie polonaise a \u00e9t\u00e9 journellement suivi par les enqu\u00eateurs de la Gypsy Lore Society. On peut ais\u00e9ment compl\u00e9ter les dossiers par des archives polonaises, anglaises, fran\u00e7aises, italiennes ou belges. Peu nombreux mais dou\u00e9s de l\u2019ubiquit\u00e9 que conf\u00e8rent des d\u00e9placements incessants, ces Tsiganes grands voyageurs ont fait l\u2019objet d\u2019un int\u00e9r\u00eat tout particulier, en laissant derri\u00e8re eux une somme consid\u00e9rable de t\u00e9moignages. En croisant ces t\u00e9moignages avec l\u2019ensemble des archives, il est possible de reconstituer une s\u00e9miologie des contacts sur deux d\u00e9cennies de p\u00e9r\u00e9grinations. Ces groupes ne cherchaient nullement \u00e0 dissimuler ce qu\u2019ils \u00e9taient et \u201cl\u2019exotisation assum\u00e9e\u201d fut un facteur d\u2019inclusion sociale \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la vari\u00e9t\u00e9 ethnographique europ\u00e9enne \u00e9tait non seulement tol\u00e9r\u00e9e mais recherch\u00e9e.\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[Izydor Kopernicki et les Roms de la Galice polonaise,Etudes Tsiganes n\u00b0 48-49,2011].<\/p>\n<p>Galician Gypsies (British Path\u00e9) http:\/\/www.britishpathe.com\/video\/gallican-gypsieshttps:\/\/www.youtube.com\/watch?v=6WQOf_S-cqI Fred Shaw Photographs (University of Liverpool Library) http:\/\/sca-arch.liv.ac.uk\/ead\/search\/?operation=full&amp;recid=gb141smgcshaw<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notre ami Sasha Zanko nous fait parvenir ce morceau d&rsquo;histoire r\u00e9cemment mis \u00e0 jour . Qui \u00e9taient les Tcherkesses caucasiens du Jardin d\u2019Acclimatation ? 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